Quel type de prof est le mieux payé en 2026 ?

12/03/2026

La rémunération des enseignants varie considérablement selon leur statut. Entre les professeurs des écoles, les certifiés et les agrégés, les écarts atteignent plusieurs centaines d’euros mensuels. Ainsi, la question « quel enseignant gagne le plus » mérite une réponse précise et actualisée.

En 2026, les professeurs agrégés en classe exceptionnelle et les enseignants-chercheurs occupent le sommet de la hiérarchie salariale. Leurs rémunérations nettes dépassent 5 000 euros mensuels. Toutefois, ces montants concernent une minorité de professionnels. Par ailleurs, les trajectoires de carrière diffèrent sensiblement d’un corps à l’autre.

Cet article détaille les grilles officielles 2026 pour chaque catégorie. Il intègre également les dernières revalorisations. L’objectif ? Comprendre concrètement qui gagne quoi, à quel moment, et comment optimiser sa rémunération.

Ce qui change en 2026 : les dernières revalorisations

Le point d’indice de la fonction publique a augmenté de 1,5 % en juillet 2023. Sa valeur atteint désormais 4,92301 euros. Les grilles présentées ici intègrent cette revalorisation. De plus, elles incluent les ajustements du Pacte enseignant.

Ce dispositif permet de percevoir jusqu’à 3 750 euros bruts annuels supplémentaires. En contrepartie, les enseignants assument des missions complémentaires. Par ailleurs, la réforme PPCR continue de produire ses effets. Elle facilite notamment l’accès à la hors-classe et à la classe exceptionnelle.

La réponse en un coup d’œil : le palmarès des salaires enseignants

Top 3 des rémunérations en fin de carrière

Les écarts entre corps enseignants se creusent nettement en fin de carrière. Voici donc le classement des rémunérations maximales.

  • Professeurs d’université : jusqu’à 6 500 € nets mensuels en fin de carrière. Ce montant concerne les professeurs de classe exceptionnelle. En revanche, les maîtres de conférences atteignent environ 4 500 € nets à l’échelon terminal.
  • Professeurs agrégés classe exceptionnelle (HEA3) : environ 4 800 à 5 000 € nets par mois. Toutefois, ce sommet de grille concerne moins de 5 % des agrégés. L’accès est conditionné à une ancienneté importante. De plus, une évaluation favorable s’avère nécessaire.
  • Professeurs certifiés classe exceptionnelle : environ 3 980 € nets à l’échelon HEC. Cette rémunération devient accessible après 25-30 ans de carrière. Néanmoins, elle dépend des contingents de promotion annuels.

Cette hiérarchie reflète plusieurs facteurs. D’une part, le niveau de qualification requis (agrégation versus CAPES). D’autre part, les obligations de service (15 heures pour un agrégé contre 18 heures pour un certifié). Enfin, les missions d’enseignement diffèrent également.

Tableau comparatif synthétique

Corps enseignantDébut carrière (net)Fin carrière HC/HE (net)Écart
Professeur des écoles2 100 €3 500 €+1 400 €
Certifié collège/lycée2 100 €3 980 €+1 880 €
Agrégé secondaire2 400 €4 800-5 000 €+2 600 €
Maître de conférences2 800 €4 500 €+1 700 €
Professeur d’université3 200 €6 500 €+3 300 €

Source : Grilles indiciaires 2026, Ministère de l’Éducation nationale

Ces montants correspondent aux salaires nets avant prélèvement à la source. Ils n’incluent pas les heures supplémentaires. Ils excluent également les primes liées à des missions spécifiques. Ainsi, un professeur agrégé en CPGE avec trois heures supplémentaires hebdomadaires peut dépasser 5 500 euros nets mensuels.

Comprendre les grilles salariales des enseignants en 2026

Les différents corps enseignants

Le système français distingue plusieurs catégories d’enseignants. Chacune relève d’un statut et d’une grille indiciaire propres.

Professeurs des écoles : ils enseignent de la maternelle au CM2. Le recrutement s’effectue sur concours (CRPE) après un master. Leur service réglementaire est de 24 heures hebdomadaires devant élèves. S’ajoutent ensuite 108 heures annuelles. Ces dernières couvrent les conseils, les formations et le travail en équipe.

Professeurs certifiés : ils sont titulaires du CAPES. Ils exercent en collège et lycée général ou technologique. Leur service est de 18 heures hebdomadaires en classe. Toutefois, il varie selon les disciplines et les niveaux.

Professeurs agrégés : ils ont réussi l’agrégation. Ce concours est plus sélectif que le CAPES. Ils enseignent principalement en lycée et classes préparatoires. Leur service est de 15 heures hebdomadaires. Il se réduit même à 10 heures en CPGE. Par ailleurs, ils peuvent accéder à l’enseignement supérieur via des concours spécifiques.

Enseignants-chercheurs : cette catégorie regroupe maîtres de conférences et professeurs d’université. Le recrutement intervient après un doctorat. De plus, une qualification par le CNU est requise. Leur service combine enseignement (192 heures équivalent TD par an) et recherche.

Le système indiciaire : principe de calcul

Tous les enseignants fonctionnaires sont rémunérés selon un indice majoré (IM). Cet indice détermine le traitement brut mensuel. La formule de calcul est simple : (Indice majoré × Valeur du point) / 12.

Avec un point d’indice à 4,92301 euros en 2026, un enseignant à l’IM 450 perçoit donc 1 846 euros bruts mensuels. Cela correspond à environ 1 570 euros nets après cotisations sociales.

Échelons et avancement automatique

Chaque grille comporte plusieurs échelons. Ces derniers sont franchis automatiquement. La durée varie entre 1 et 4 ans selon les échelons. Désormais, l’avancement d’échelon est modulé par l’appréciation hiérarchique. Cette évaluation s’inscrit dans le cadre du PPCR.

Trois rythmes existent : normal, accéléré ou ralenti. Environ 30 % des enseignants bénéficient d’un rythme accéléré. En revanche, 5 à 10 % connaissent un rythme ralenti.

Les trois niveaux de progression de carrière

Tous les enseignants débutent en classe normale. Ensuite, l’accès à la hors-classe intervient après 20 à 25 ans de services. Il dépend également d’un contingent de promouvables fixé annuellement.

Environ 23 à 25 % des enseignants remplissant les conditions sont promus chaque année. L’inscription au tableau d’avancement repose sur deux critères. D’abord, l’appréciation de la valeur professionnelle. Ensuite, l’ancienneté.

La classe exceptionnelle constitue le sommet de carrière. Elle a été créée en 2017 dans le cadre du PPCR. Son accès est encore plus restreint. Environ 10 % de l’effectif total du corps peut y prétendre à terme.

Les critères incluent plusieurs éléments. D’une part, une expertise pédagogique reconnue. D’autre part, des fonctions particulières exercées. Enfin, une durée significative en hors-classe.

Grilles détaillées par corps enseignant

Professeurs des écoles : de 2 100 € à 3 500 € nets

Les professeurs des écoles évoluent sur une grille de 11 échelons en classe normale. Ces échelons sont franchis en 28 à 30 ans. L’indice majoré de début est fixé à 449. Cela correspond à environ 2 100 euros nets mensuels après déduction des cotisations.

Classe normale : progression sur 30 ans

La progression se fait par paliers réguliers. À l’échelon 6 (environ 10 ans d’ancienneté), l’IM atteint 589. Cela représente 2 650 euros nets. Ensuite, à l’échelon 11 (dernier échelon), l’IM culmine à 783. Le salaire net s’établit alors à environ 3 200 euros. Cet échelon est atteint après 28-30 ans.

Hors-classe : 7 échelons supplémentaires

La hors-classe devient accessible après inscription au tableau d’avancement. Elle comporte 7 échelons. L’IM maximal atteint 821. Cela correspond à environ 3 400 euros nets. La durée totale de parcours en hors-classe s’étend sur 12 à 15 ans.

Classe exceptionnelle : le niveau ultime

Ce niveau est réservé aux enseignants ayant exercé des fonctions particulières. Il concerne également ceux bénéficiant d’une ancienneté très importante en hors-classe. L’échelon spécial (CESH) atteint l’IM 890. Il correspond à 3 550 euros nets mensuels. Toutefois, moins de 10 % des professeurs des écoles y accèdent.

Professeurs certifiés de collège et lycée : de 2 100 € à 3 980 € nets

Classe normale et hors-classe : une structure similaire aux PE

La grille des professeurs certifiés suit une structure identique aux professeurs des écoles en début de carrière. L’indice majoré de départ est également fixé à 449. En revanche, la différence se manifeste en fin de parcours. Les certifiés bénéficient alors d’échelons légèrement mieux rémunérés.

Classe normale : elle comprend 11 échelons sur environ 30 ans. L’IM terminal s’établit à 783. Cela correspond à 3 200 euros nets mensuels. À mi-carrière (échelon 7, après 15 ans), l’IM est de 658. Le salaire net atteint donc environ 2 900 euros.

Hors-classe : elle comporte 7 échelons avec un IM maximal de 890. Cela représente 3 550 euros nets. Environ 25 % des enseignants accèdent à la hors-classe chaque année. Toutefois, ils doivent remplir les conditions d’ancienneté (généralement 20 ans minimum).

Classe exceptionnelle : trois niveaux distincts

La classe exceptionnelle se divise en trois niveaux (HEA, HEB, HEC). L’échelon HEC est le plus élevé. Il atteint l’IM 972. Cela correspond à environ 3 980 euros nets mensuels. L’accès à ce niveau suppose une carrière complète (30 ans et plus). De plus, un parcours professionnel particulièrement valorisé est nécessaire.

Par ailleurs, les missions reconnues facilitent l’accès. Citons notamment la coordination, le tutorat ou la formation de pairs. Un professeur certifié en lycée peut également compléter son service. Les heures supplémentaires annuelles (HSA) augmentent sensiblement la rémunération mensuelle. Ainsi, trois HSA génèrent environ 300 à 350 euros nets supplémentaires par mois.

Professeurs agrégés : de 2 400 € à 5 000 € nets

Une grille plus avantageuse dès l’entrée

Les agrégés bénéficient d’une grille spécifique. Elle s’avère plus avantageuse dès l’entrée dans le métier. L’IM de début s’élève à 523 (échelon 1). Cela représente environ 2 400 euros nets mensuels. En comparaison, un certifié ou un professeur des écoles débute à 2 100 euros.

Classe normale : elle comporte également 11 échelons. Cependant, les indices majorés sont supérieurs. L’IM terminal de la classe normale atteint 890. Cela correspond à 3 550 euros nets. Ce montant équivaut à la hors-classe d’un certifié. Cette différence structurelle explique l’écart de rémunération cumulé sur l’ensemble de la carrière. Il est estimé entre 100 000 et 150 000 euros bruts.

Hors-classe et classe exceptionnelle agrégés

Hors-classe : elle se compose de 6 échelons. L’IM maximal atteint 972. Ce montant est identique au plafond certifié classe exceptionnelle. La durée de parcours s’étend sur environ 10 à 12 ans.

Classe exceptionnelle agrégés : elle comprend trois niveaux (HEA1, HEA2, HEA3). Le sommet, l’échelon HEA3, culmine à l’IM 1 067. Cela représente environ 4 800 euros nets mensuels. Avec les primes de base et éventuellement des HSA en CPGE, un agrégé en fin de carrière peut atteindre 5 000 à 5 500 euros nets.

De plus, les agrégés bénéficient d’un service hebdomadaire réduit. Ils assurent 15 heures au lieu de 18. En CPGE, ce service descend même à 10 heures. Rapporté au taux horaire, cet avantage creuse encore l’écart avec les autres corps.

Au-delà du salaire de base : primes et indemnités

Les primes communes à tous les enseignants

Tous les enseignants du premier et second degré perçoivent des indemnités complémentaires. Ces montants s’ajoutent au traitement de base.

ISAE pour le premier degré

ISAE (Indemnité de suivi et d’accompagnement des élèves) : cette prime est réservée aux professeurs des écoles. Elle s’élève à 1 200 euros bruts annuels. Cela représente 100 euros bruts par mois. Cette prime compense partiellement l’absence d’ISOE. En effet, seuls les enseignants du secondaire bénéficient de l’ISOE.

ISOE pour le second degré

ISOE (Indemnité de suivi et d’orientation des élèves) : elle est versée aux certifiés et agrégés. Elle comporte deux parts distinctes. La part fixe s’établit à 1 213,56 euros bruts annuels. Cela équivaut à environ 101 euros bruts mensuels.

Ensuite, la part variable est liée à la fonction de professeur principal. Elle atteint 1 426,26 euros bruts annuels. Cela représente environ 119 euros bruts par mois.

Les compléments qui font la différence

Heures supplémentaires annuelles (HSA)

Les HSA constituent le levier principal d’augmentation de revenus. Elles sont rémunérées tout au long de l’année. Une HSA est payée selon un taux horaire défini par corps et niveau d’enseignement.

Pour un certifié en lycée, une HSA représente environ 1 300 euros bruts annuels. Cela correspond à 108 euros bruts mensuels. Trois HSA ajoutent donc environ 325 euros nets par mois. Par ailleurs, les agrégés en CPGE perçoivent des HSA mieux rémunérées. Elles atteignent jusqu’à 150 euros bruts mensuels par heure.

Indemnité de professeur principal

Cette indemnité de professeur principal s’ajoute à l’ISOE part variable. Elle varie selon le niveau. En collège, elle s’élève à 1 426,26 euros bruts annuels. En lycée général et technologique, elle atteint également 1 426,26 euros. Ce montant concerne les classes de seconde et première. Pour les classes de terminale, il monte à 1 426,26 euros. Ces montants ont été revalorisés en 2023.

Indemnités REP et REP+ (éducation prioritaire)

Les enseignants en réseau d’éducation prioritaire bénéficient de primes spécifiques. En REP, l’indemnité annuelle atteint 1 734 euros bruts. En revanche, en REP+, elle s’élève à 4 646 euros bruts annuels. Cela représente environ 387 euros bruts mensuels. Ce complément est donc substantiel.

Missions particulières et Pacte enseignant

Les enseignants peuvent se voir confier des missions complémentaires. Elles sont rémunérées entre 1 250 et 3 750 euros bruts annuels. Ce dispositif s’inscrit dans le cadre du Pacte enseignant. Les missions concernées incluent notamment la coordination de niveau. On trouve également le référent numérique, le tutorat de stagiaires ou le soutien en petits groupes.

Exemple concret d’optimisation

Un exemple illustre l’impact cumulé de ces primes. Prenons un professeur certifié hors-classe en lycée REP+. Il assure deux HSA et la fonction de professeur principal de terminale. Il perçoit alors environ 4 200 euros nets mensuels. Cela représente 650 euros de plus que son traitement de base.

Évolution de carrière : combien de temps pour atteindre le maximum ?

Parcours type d’un professeur des écoles

Les 15 premières années

Un professeur des écoles débute généralement à 25 ans. Son salaire net s’élève alors à 2 100 euros. À 40 ans, il atteint environ 2 900 euros. Il se trouve alors en classe normale, échelon 7.

Accès à la hors-classe

L’accès à la hors-classe intervient généralement entre 45 et 50 ans. Cela correspond à 20 à 25 ans de service. Le plafond de la hors-classe (3 400 euros nets) est atteint vers 55-58 ans.

Classe exceptionnelle : une minorité

La classe exceptionnelle reste l’apanage d’une minorité. Moins de 10 % des professeurs des écoles y accèdent. Souvent, ils ont exercé des fonctions de directeur d’école. On trouve également des formateurs académiques ou des conseillers pédagogiques. Le sommet de grille (3 550 euros nets) n’est atteint qu’en toute fin de carrière. Cela se situe généralement entre 60 et 65 ans. Pour plus de détails sur les perspectives de retraite, consultez notre tableau retraite prof des écoles.

Parcours type d’un certifié

Progression similaire avec un plafond supérieur

Le profil d’évolution est similaire aux professeurs des écoles. Toutefois, le plafond est légèrement supérieur. À 40 ans, un certifié atteint environ 3 000 euros nets (échelon 8). La hors-classe devient accessible après 20 à 25 ans d’ancienneté. Elle porte alors la rémunération à 3 300-3 500 euros nets. Cela se situe entre 45 et 55 ans.

Classe exceptionnelle : environ 15 % des certifiés

L’accès à la classe exceptionnelle dépend des contingents annuels. Il repose également sur l’évaluation professionnelle. Environ 15 % des certifiés en fin de carrière y accèdent. Le niveau HEC (3 980 euros nets) est atteint après 30 à 35 ans de service. Cela correspond généralement à une tranche d’âge de 55 à 62 ans.

Parcours type d’un agrégé

Progression plus rapide grâce à une grille favorable

Les agrégés progressent plus rapidement. Leur grille est en effet plus favorable. À 35 ans, après 10 ans de service, un agrégé perçoit environ 3 200 euros nets. Il se trouve alors à l’échelon 8 de la classe normale. La hors-classe intervient vers 45-50 ans. Les rémunérations atteignent alors 3 800 à 4 000 euros nets.

Classe exceptionnelle et cumul avec les HSA

Les niveaux HEA de la classe exceptionnelle sont accessibles après 25 à 30 ans d’ancienneté. Le sommet HEA3 (4 800 euros nets) concerne moins de 5 % des agrégés. Il est généralement atteint après une carrière complète. Celle-ci inclut souvent des fonctions en CPGE, jury de concours ou inspection.

Par ailleurs, un agrégé enseignant en classe préparatoire peut atteindre 5 500 euros nets mensuels dès 50 ans. Cela est possible grâce aux HSA. Ce montant représente 2 000 euros de plus qu’un certifié au même âge.

Comparaison internationale : où se situent les enseignants français ?

Position par rapport à la moyenne OCDE

Selon les données OCDE 2024, le salaire moyen des enseignants français se situe légèrement en dessous de la moyenne. Un enseignant français du secondaire avec 15 ans d’expérience perçoit environ 38 000 euros bruts annuels. En comparaison, la moyenne OCDE atteint 42 000 euros bruts.

Écart avec les pays les mieux rémunérateurs

L’écart se creuse avec certains pays. L’Allemagne offre 52 000 euros bruts annuels à 15 ans d’ancienneté. Les Pays-Bas atteignent 58 000 euros. Au Luxembourg, les salaires dépassent même 80 000 euros en milieu de carrière.

En revanche, la France se situe au-dessus de l’Espagne (35 000 euros). Elle devance également l’Italie (34 000 euros).

Impact des revalorisations récentes

Les revalorisations intervenues entre 2021 et 2026 ont permis de réduire partiellement cet écart. On peut citer l’augmentation du point d’indice. Il y a eu également la revalorisation des débuts de carrière. Enfin, la création de la classe exceptionnelle a joué un rôle.

Néanmoins, le rattrapage reste incomplet. Cela est particulièrement vrai en début de carrière. Les enseignants français débutent à environ 27 000 euros bruts annuels. En comparaison, la moyenne OCDE s’établit à 35 000 euros. Cette situation contribue notamment à la pénurie d’enseignants observée dans certaines académies.

Conseils pour optimiser sa rémunération

Passer l’agrégation : un investissement rentable ?

Exigences du concours

L’agrégation représente un concours exigeant. Elle est accessible aux titulaires d’un master (agrégation externe). Les enseignants justifiant de cinq ans de services peuvent également la présenter (agrégation interne). Le taux de réussite varie selon les disciplines. Il oscille entre 10 % en lettres classiques et 25 % en mathématiques.

Gain financier sur l’ensemble de la carrière

L’investissement en vaut-il la peine ? Sur l’ensemble d’une carrière, un agrégé perçoit entre 100 000 et 150 000 euros bruts de plus qu’un certifié. L’écart mensuel atteint 500 à 700 euros en milieu et fin de carrière. Rapporté au temps de service (15 heures contre 18), l’avantage horaire est encore plus marqué.

Coût de la préparation

Toutefois, la préparation du concours suppose un investissement important. Elle nécessite une année de préparation, parfois deux. Souvent, elle s’effectue en parallèle d’un service complet. De plus, le taux d’échec est élevé. Les candidats à l’agrégation interne doivent donc arbitrer. Ils choisissent entre cet effort et d’autres priorités professionnelles ou personnelles.

Cibler les établissements et missions à primes

Affectations en REP+

Les affectations en établissement REP+ offrent un complément de 4 646 euros bruts annuels. Cela représente 387 euros nets mensuels. Sur cinq ans, cela totalise environ 23 000 euros nets supplémentaires. Cependant, ces postes impliquent souvent des conditions d’enseignement plus difficiles. On y trouve des classes hétérogènes, de l’absentéisme et parfois des tensions.

Missions du Pacte enseignant

Les missions particulières du Pacte enseignant constituent une opportunité accessible. Elles ne nécessitent pas de mobilité géographique. Elles permettent de percevoir jusqu’à 3 750 euros bruts annuels. Ces missions concernent notamment la coordination de discipline. On trouve également le tutorat de stagiaires et le soutien aux élèves en difficulté. Elles permettent d’augmenter la rémunération de 200 à 300 euros nets mensuels.

Heures supplémentaires : le levier le plus direct

Les heures supplémentaires représentent le levier le plus direct. Trois HSA ajoutent environ 325 euros nets par mois pour un certifié. Pour un agrégé, ce montant atteint 400 euros. Sur une carrière de 30 ans, cela représente un gain cumulé de plus de 100 000 euros nets.

Viser la hors-classe et la classe exceptionnelle

Rendez-vous de carrière PPCR

L’accès aux grades supérieurs dépend à la fois de l’ancienneté et de l’évaluation professionnelle. Depuis la réforme PPCR, chaque enseignant bénéficie d’un rendez-vous de carrière. Ces entretiens ont lieu à trois moments clés. Le premier se situe entre 6 et 8 ans d’ancienneté. Le deuxième intervient entre 13 et 15 ans. Enfin, le troisième se déroule entre 20 et 22 ans.

Appréciation et tableau d’avancement

Ces entretiens déterminent l’appréciation finale. Quatre niveaux existent : « à consolider », « satisfaisant », « très satisfaisant », « excellent ». Cette évaluation conditionne le rythme d’avancement d’échelon. À terme, elle influence également l’inscription au tableau d’avancement pour la hors-classe.

Stratégies de valorisation professionnelle

Pour maximiser ses chances, il est recommandé de diversifier ses expériences professionnelles. On peut participer à des jurys d’examens. L’animation d’ateliers de formation est également valorisée. De même, l’implication dans des projets d’établissement innovants joue un rôle.

Par ailleurs, la tenue du dossier PPCR s’avère essentielle. Il doit être régulièrement actualisé. Il permet de valoriser ces engagements lors des rendez-vous de carrière.

Conclusion

La question « quel type de prof est le mieux payé » trouve une réponse claire en 2026. Les professeurs agrégés en classe exceptionnelle occupent le sommet de la hiérarchie salariale. Les enseignants-chercheurs universitaires les rejoignent à ce niveau. Leurs rémunérations nettes oscillent entre 4 800 et 6 500 euros mensuels en fin de carrière.

Toutefois, ces montants ne concernent qu’une minorité d’enseignants. La majorité des professeurs des écoles et certifiés évolue différemment. En début de carrière, ils perçoivent 2 100 euros nets. Après 25 à 30 ans d’exercice, ils atteignent 3 200 à 3 500 euros nets.

Par ailleurs, les primes et heures supplémentaires constituent des leviers d’optimisation significatifs. Elles peuvent ajouter 300 à 800 euros nets mensuels. Cela dépend des missions et affectations.

Au-delà des chiffres, le choix d’une carrière enseignante intègre d’autres dimensions. L’équilibre vie professionnelle-vie personnelle compte notamment. De même, l’autonomie pédagogique joue un rôle. Les vacances scolaires constituent également un avantage. Enfin, le sens du service public reste important.

Les revalorisations engagées depuis 2021 ont permis de réduire partiellement l’écart avec la moyenne européenne. Néanmoins, la France reste en retrait. Elle se situe notamment derrière l’Allemagne, les Pays-Bas ou les pays scandinaves.

Les négociations syndicales en cours portent sur plusieurs points. D’abord, une revalorisation supplémentaire des débuts de carrière. Ensuite, un élargissement des contingents d’accès à la classe exceptionnelle.

FAQ : 5 questions fréquentes sur les salaires des enseignants

1. Quel est le salaire net d’un prof certifié en hors-classe en 2026 ?

Un professeur certifié en hors-classe perçoit entre 3 200 euros nets (échelon 1) et 3 550 euros nets (échelon 7). L’échelon 7 constitue le dernier échelon de la hors-classe. S’il accède ensuite à la classe exceptionnelle, il peut atteindre 3 980 euros nets à l’échelon HEC.

2. Un prof de lycée gagne-t-il plus qu’un prof de collège ?

Non, la grille indiciaire est identique pour les professeurs certifiés. Cela vaut qu’ils enseignent en collège ou en lycée. Toutefois, la différence peut provenir des heures supplémentaires. Elles sont généralement plus nombreuses au lycée. De plus, elles sont mieux rémunérées au lycée. Cela concerne notamment les filières technologiques. En classes préparatoires, les agrégés bénéficient également de cet avantage.

3. Comment accéder à la classe exceptionnelle ?

L’accès à la classe exceptionnelle suppose une ancienneté minimale. Elle s’établit à environ 25 ans de service. De plus, une évaluation professionnelle favorable est nécessaire. Elle repose sur les rendez-vous de carrière PPCR. Enfin, un contingent annuel de promouvables est limité. Il concerne environ 10 à 15 % des effectifs. Certaines fonctions facilitent l’accès. Citons notamment la direction d’école, le formateur académique ou le tuteur de stagiaires.

4. Quelle différence de salaire entre agrégé et certifié sur toute la carrière ?

Un agrégé perçoit en moyenne 500 à 700 euros nets de plus par mois. Cette différence s’applique par rapport à un certifié au même niveau d’ancienneté. Sur 35 ans de carrière, cet écart représente entre 100 000 et 150 000 euros bruts cumulés. Ce montant n’inclut pas les primes. Il exclut également les heures supplémentaires.

5. Les professeurs sont-ils mieux payés qu’avant ?

Les revalorisations intervenues entre 2021 et 2026 ont ajouté entre 100 et 250 euros nets mensuels. Ce montant varie selon les échelons. Par ailleurs, la création de la classe exceptionnelle a permis d’ouvrir des perspectives de fin de carrière plus attractives

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